Le mystère du Plessy

Le mystère du Plessy

— J’ai besoin de vous pour retrouver un ami de longue date que j’ai perdu de vue, Alain-Édouard du Plessy.
Perplexe, je contemplai le comte Charles du Pontieux. Pourquoi avait-il choisi de faire appel à moi ? Qu’est-ce qu’un étudiant de 23 ans pouvait bien lui apporter de plus que n’importe quel détective ? D’autant qu’avec sa fortune il n’aurait eu aucun mal à s’offrir le meilleur d’entre eux.
Je commençai par décliner poliment, mais il n’était pas homme à se satisfaire d’un refus.
— Je suis suffisamment riche pour réaliser n’importe lequel de vos rêves. Je vous donne quarante-huit heures pour choisir votre rêve, si vous en êtes capable ! Scellez votre souhait dans une enveloppe qui sera associée à votre contrat. Retrouvez-moi Du Plessy et j’exaucerai votre vœu.
Cette arrogance, qui le rendait tellement certain que le monde entier était prêt à tout pour satisfaire le moindre de ses désirs, me mit hors de moi.
— Retrouvez-le vous-même, votre Du Plessy !
Mais alors que je me précipitais vers la porte, je l’entendis ajouter d’une voix calme :
— À votre âge, j’aurais peut-être dû donner tout l’or du monde pour pouvoir suivre cet ami. Aujourd’hui, je n’en ai plus la force. C’est pour cette raison que je vous demande de le retrouver. Réfléchissez, vous avez quarante-huit heures.

Quarante-huit heures plus tard, je signais le contrat.